Pourquoi les images générées par l’IA ne sont-elles pas acheiropoïètes ? (Giuseppe Di Liberti)

Le 13 mars 2026, de 10h30 à 12h, Giuseppe Di Liberti (CGGG) interviendra dans le cadre du séminaire PhilosophIA. 

Titre de l'intervention :

Pourquoi les images générées par l’IA ne sont-elles pas acheiropoïètes ?

Résumé de l'intervention : 

Depuis 2022 – avec le développement de DALL-E2 par OpenAI, l’ouverture de Midjourney et de Stable Diffusion – la nature des images générées par l’intelligence artificielle a suscité de vives interrogations, tant dans les études académiques en culture visuelle que dans le débat public. Dans ces débats, un topos a largement circulé : les images générées par l’IA seraient auto-générées et indépendantes de toute intentionnalité, certains autours allant jusqu’à les comparer aux images produites par la nature ou encore aux images acheiropoïètes. Une telle comparaison comporte toutefois un risque important : la réduction des images à leur seul mode de production, au détriment des formes de réception et des différentes fonctions culturelles, ce qui rend difficile l’intégration des différents types d’images générées par l’IA dans une histoire générale des images. En abordant la question « pourquoi les images générées par l’IA ne sont pas acheiropoïètes ? », nous nous concentrerons sur les spécificités de ce mode de production d’images afin de comprendre son influence sur certains types d’images (scientifiques, artistiques, photographiques…) et d’arriver ainsi à la question qui nous semble décisive : certaines images générées par l’IA peuvent-elles être considérées comme des formes de connaissance ?